Génétique

Génétique2018-06-02T16:35:03+00:00

Maladies héréditaires

Toute personne normale a 46 chromosomes dans chaque cellule de son corps. Les personnes avec trop ou trop peu de chromosomes ont une anomalie chromosomique.
Comme il y a plusieurs différents chromosomes, il existe plusieures anomalies chromosomiques différentes. Dans la plupart des cas ces aberrations aboutissent à des anomalies physiques et mentales sévères. L’exemple le plus connu d’une anomalie chromosomique est le syndrome de Down, communément appelé le mongolisme, décrit dans la littérature médicale par le médecin Langdon Down (1866). En génétique et en médecine en général, des maladies sont souvent nommés d’après le médecin qui a décrit la maladie pour la première fois. Un syndrome est une maladie où il y a des anomalies des différents organes, tels que les yeux, le cerveau et le coeur. Le syndrome de Down est caractérisé principalement d’une retardation mentale en plus d’une malformation cardiaque congénitale qui existe dans presque la moitié des patients.

Kind met syndroom van Down.

Le syndrome de Down est causé par un extra donc troisième chromosome 21. Ces patients n’ont pas 46, mais 47 chromosomes. Alors qu’ une personne normale a deux chromosomes 21, l’ ADN des cellules des personnes avec le syndrome de Down contient 3 chromosomes 21. C’est pourquoi on parle d’une trisomie 21. La cause d’une trisomie provient d’une faute à l’occasion de la division des cellules germinales (ovule de la mère ou le sperme du père). Normalement les cellules germinales, qui fusionnent au moment de la fertilisation, contiennent chaque 23 chromosomes dont 1 chromosome 21. Toutefois, lorsque une de ces cellules contient un chromosome 21 de trop, l’ ovule fécondée contiendra 47 chromosomes, avec 3 chromosomes 21.

Avec l’âge de la mère, surtout à partir de 36 ans, le risque que l’ovule contient 2 au lieu d’un chromosome 21 augmente, de sorte qu’aussi le risque d’avoir un enfant ayant le syndrome de Down augmente. C’est pourquoi les femmes enceintes qui sont légèrement plus âgées (généralement dès l’âge de 36 ans) laissent souvent faire une investigation avant la naissance pour écarter la possibilité que le fétus est porteur d’ une trisomie ou d’ une autre anomalie chromosomique. Le risque moyen d’avoir un enfant avec une anomalie chromosomique est d’environ 1:200. Ce risque augmente avec l’âge de la mère. Dans la moitié des aberrations chromosomiques une trisomie 21 se produit.

Des autres aberrations communes sont la trisomie 13 (le syndrome de Patau ) et la trisomie 18 (le syndrome d’Edwards).

La trisomie 13 (syndrome de Patau) est une anomalie chromosomique très grave qui se termine habituellement par le décès précoce de l’enfant. Les bébés atteints de la trisomie 13 ont souvent une fente labiale et palatine, des anomalies cérébrales et des anomalies cardiaques congénitales.

La trisomie 18 (syndrome d’Edwards) est également une anomalie chromosomique grave dans laquelle les bébés décèdent généralement dans la première année de vie. Des caractéristiques communes sont des malformations du cerveau et cardiaques, une petite bouche et des mains déformées avec des petits poings serrés.

Les aberrations chromosomiques numériques des chromosomes sexuels, le chromosome X et le chromosome Y sont moins graves.
Des filles atteintes du syndrome de Turner ont un au lieu de deux chromosomes X (monosomie X), sont habituellement trop petites, n’ont pas des périodes menstruelles et sont infertiles. Souvent elles ont aussi un col large et un gonflement des mains et des pieds, surtout à la naissance. Le développement intellectuel est normal ou légèrement retardé.

Quand une mère qui a accouché d’un bébé avec une anomalie chromosomique numérique est enceinte de nouveau, le risque d’avoir un deuxième enfant avec une anomalie chromosomique n’est que légèrement accru (1 à 2% sur le risque de l’âge). Les autres membres de la famille n’ont aucune augmentation du risque d’avoir un enfant avec une anomalie chromosomique numérique. Les aberrations chromosomiques numériques ne sont donc fondamentalement pas héréditaires, bien qu’il s’agit des aberrations du matériel génétique.

Diagnostic prénatal

Echographie

L’échographie utilise les ondes sonores à ultrasons pour composer une image de l’enfant à naître. L’appareil d’échographie envoie des ondes sonores à travers le corps de la mère et de l’enfant et capture l’écho des ondes sonores renvoyés par le corps (d’où le nom échographie) pour en faire une image de l’enfant à naitre. L’échographie est très fréquent utilisée en médecine pour visualiser des structures internes ou des organes, comme fait la tomodensitométrie et l’IRM. Les ondes sonores à ultrasons sont inoffensifs pour la mère et le fœtus.
Avec l’échographie, il est possible de visualiser des anomalies anatomiques chez le fœtus. L’échographie peut détecter des anomalies comme un retard de croissance, des anomalies du tube neural (spina bifida), l’hydrocéphalie, des malformations cardiaques, des troubles des reins, etc..  L’échographie est la technique la plus importante pour détecter des anomalies fœtales avant la naissance et devrait donc être exécutée comme un examen de routine pendant chaque grossesse. Le meilleur moment pour effectuer une telle échographie est entre les semaines du 18 et 22. Il est préférable qu’un médecin spécialisé en échographie effectue cette recherche, surtout quand il y a le moindre soupçon d’une anomalie congénitale, comme dans le cas où la femme à accouchée après une grossesse précédente d’un enfant ayant des anomalies congénitales ou si un des futurs parents même a une anomalie congénitale. Certaines anomalies peuvent être détectées très tôt dans la grossesse. Une échographie spéciale effectuée à partir de 11 semaines peut déjà dévoiler un risque accru d’ anomalies et est habituellement répétée plusieurs fois selon les résultats.

Amniocentèse

Pendant une amniocentèse une petite quantité (environ 20ml) de liquide amniotique est aspirée à travers la paroi abdominale de la femme enceinte et les membranes de fruits avec une aiguille très fine avec peu de risque ou de douleur pour le bébé et pour la femme enceinte. Le plus grand risque est l’occurrence d’une fausse couche qui se produit dans environ 1 cas sur 200 (0,5%), due à une hémorragie, une infection ou la ruptures des membranes.  Le risque d’endommager le fœtus à cause de l’amniocentèse est extrêmement faible. L’amniocentèse n’est bien sûr pas la raison de chaque fausse couche comme des patientes qui n’ont pas eu une amniocentèse peuvent également faire une fausse-couche.
La but de l’amniocentèse est d’obtenir des cellules fœtales flottantes dans le liquide amniotique et du liquide amniotique mëme qui sont tous les deux utilisable pour des examens prénatals. Les cellules obtenues sont des cellules de l’enfant qui viennent de la peau et des muqueuses. L’examen se compose d’une recherche des chromosomes,  du métabolisme, de l’ADN et de la détermination de la hauteur de la valeur de l’alpha-protéine  (AFP). Communément chaque amniocentèse consiste donc à déterminer la valeur de l’AFP (pour exclure une anomalie du tube neural) et une recherche des chromosomes (pour p.ex. écarter la possibilité que le fœtus a le syndrome de Down). Parfois, outre la recherche des chromosomes classiques, une recherche spéciale est exécutée pour obtenir un résultat rapide comme pour le syndrome de Down. Dans des cas spécifiques une recherche d’ADN pour le mucoviscidose ou d’autres syndromes spécifiques peut être exécutée, surtout quand il y a un risque accru familial.
Une amniocentèse est exécutée de préférence entre la 15e et la 16e semaine de la grossesse. Le résultat du test AFP et de la recherche rapide des chromosomes est connu après 3 jours. Les recherches supplémentaires (examen complet des chromosomes et de l’ADN et investigations biochimiques) prennent plus de temps (2-4 semaines) car les cellules du liquides amniotique doivent être cultivées en laboratoire, ce qui prend du temps.
Le moment le résultat connu après une amniocentèse, la grossesse est souvent déjà évoluée à la 18ème semaine. Si les futurs parents décident d’interrompre la grossesse à partir de ce moment, la seule possibilité est d’induire l’accouchement avec des médicaments.

Vruchtwaterpunctie
Vlokkentest.

Prélèvement de villocités choriales (PVC)

Un prélèvement de villosités choriales offre des flocons du chorion qui peuvent être examiner en laboratoire. On aspire par un tube d’aspiration à travers le col de l’utérus ou par une ponction à travers la paroi abdominale des flocons chorioniques. Les flocons sont des contreforts du placenta qui se développent autour du fœtus. Comme l’amniocentèse, le prélèvement provoque peu de gêne ou de douleur chez la femme enceinte. Le risque de fausse-couche spontané est cependant légèrement plus élevé qu’avec l’amniocentèse et varie entre 1 et 2%. La raison pourquoi ce risque est plus élevé est logique: le prélèvement de villosités choriales (habituellement effectué à la 11ème  semaine de la grossesse) s’effectue plus tôt que l’amniocentèse (à partie de la 16ème semaine) et la grossesse est plus sensible à une chirurgie à la 11ème semaine qu’à la 16ème  semaine.
L’analyse de laboratoire des flocons peut détecter les mêmes anomalies qu’on peut détecter avec l’amniocentèse, à l’exception de la valeur de l’AFP: l’AFP ne peut être déterminé que dans le sérum et le liquide amniotique. Par un prélèvement de villosités choriales on peut donc détecter des anomalies chromosomiques, biochimiques et des aberrations de l’ADN. Un autre inconvénient du prélèvement de villosités choriales à comparer avec l’amniocentèse est le risque accru de fausse couche. Par contraire le PVC a aussi des avantages par rapport à l’amniocentèse : pour des analyses d’ ADN des flocons sont plus adaptés que le liquide amniotique. Un grand avantage pourtant du prélèvement de villosités choriales est que celui-ci peut être effectué plus tôt que l’amniocentèse (11ème  au lieu de la 16ème  semaine) et que les examens peuvent être effectués directement sur les flocons sans que ceux-ci doivent être cultivés. Ainsi, les résultats du prélèvement de villosités choriales sont connus généralement plus d’un mois plus tôt (à la 12ème  semaine) que le résultat de l’amniocentèse (à la 18ème  semaine). Dans le cas où le résultat du prélèvement de villosités choriales est anormal et les parents souhaitent terminer la grossesse, cela se peut encore par un curetage, ce qui est moins stressant qu’une induction de l’accouchement après amniocentèse.

Dépistage dans le deuxième trimestre de la grossesse (Triple test)

l’ AFP (alfa-foeto-proteïne) circule dans le liquide amniotique et par absorption également dans le sang de la mère. Le dosage de l’AFP peut donc à la fois s’effectuer sur le liquide amniotique que dans le sang maternel. Pourtant l’analyse plus fiable est dans le liquide amniotique. La valeur de l’AFP peut être augmentée dans le sang de la femme enceinte portant un fœtus complètement normal c.à.d. sans anomalie du tube neural (par exemple lorsqu’il y a eu un saignement au début de la grossesse). En revanche, la valeur de l’AFP dans le sang maternel peut être normale tandis que le fœtus a quand-même une malformation du tube neural. Un AFP élevé dans le sang maternel indique par conséquent seulement qu’il existe un risque accru d’une anomalie du tube neural. Dans ce cas, il est recommandé d’effectuer une amniocentèse pour analyser la valeur de l’AFP dans le liquide amniotique et de laisser évaluer le fœtus par échographie structurelle pour exclure une anomalie du tube neural ou d’un défaut de la paroi abdominale foetale.
La valeur de l’AFP dans le sang maternel peut également être trop basse: c’est parfois le cas quand le fœtus est porteur de la trisomie 21 ou une autre anomalie chromosomique,  associé à un placenta trop petit ou un placenta qui fonctionne mal. Dans ces cas le foetus produit moins de l’AFP et circule-t-il par conséquent moins de l’AFP dans le sang maternel. Pour cette raison, le dosage de l’AFP dans le sang maternel est devenu un test de dépistage pour le syndrome de Down et d’autres anomalies chromosomiques.
La recherche des anomalies chromosomiques est actuellement liée avec la détermination d’autres protéines dans le sang maternel comme le ß-HCG (bèta gonadotrophine chorionique humaine) et l’oestriol libre. Compte tenu qu’il s’agit d’une détermination de trois éléments différents, ce test est appelé le triple test. Le triple test est effectué dans le deuxième trimestre de la grossesse entre la 14ème  et 18ème  semaine. Le triple test n’est pas reconnu comme un test diagnostique, qui donne la diagnose d’une anomalie du foetus, mais comme un test de dépistage qui ne fait qu’indiquer un risque accru du syndrome de Down. Le triple test calcule donc le risque du syndrome de Down dans la grossesse. La plupart des femmes enceintes (plus de 95 %) avec un résultat du triple test anormal (risque supérieur à 1 sur 300) ont un bébé normal sans anomalie chromosomique. En revanche, certaines femmes enceintes avec un résultat du triple test normal accouchent quand même d’un enfant avec le syndrome de Down ou une autre anomalie chromosomique. Un triple test normal ne garantit donc pas la naissance d’un enfant en bonne santé.

Dépistage dans le premier trimestre de la grossesse (test Combi ou test de combinaison)

Dans certains pays occidentaux un dépistage maternel s’effectue durant le premier trimestre de la grossesse  depuis l’an 2000. Ce dépistage combine des paramètres de l’échographie fœtale, en particulier la longueur-coque-couronne  ou LCR et la clarté nucale ou CN avec un certain nombre de paramètres biochimiques à savoir le PAPP-A (grossesse associée protéine placentaire-A) et le ß-HCG libre (bèta gonadotrophine chorionique humaine). Le contrôle d’échographie est effectué de préférence entre les semaines 11 et 13 de la grossesse. La prise de sang peut être effectuée en même temps, mais il est préférable d’effectuer le prélèvement sanguin entre les semaines 9 et 10 de la grossesse pour obtenir les résultats du test plus tôt.
Tout comme le triple test le test de combinaison n’est pas un test diagnostique mais un test de dépistage qui indique seulement un risque accru probable du syndrome de Down ou d’une autre anomalie chromosomique. Un test Combi normal ne garantit pas la naissance d’un enfant en bonne santé.

NIPT

Le test DPNI est un examen prénatal tout nouveau à effectuer comme alternatif de l’amniocentèse et du dépistage de la trisomie avec le Triple test ou le test de Combi.
Des informations détaillées sont disponibles dans notre brochure d’information DPNI.

Print Friendly, PDF & Email

GENDIA

Emiel Vloorsstraat 9, 2020 Antwerp

Phone: +32 3 303 08 01

Web: www.downsyndromenipt.info